
Face aux défis persistants de l’accès à l’énergie, Libreville cherche des solutions rapides. Lors d’une réunion stratégique à Yaoundé avec la Banque mondiale, le Ministre d’État Henri-Claude Oyima a placé la restructuration des secteurs de l’eau et de l’électricité au cœur des priorités.

C’est peut-être le début de la fin pour les zones d’ombre. Le gouvernement a confirmé son engagement dans l’Initiative M300.
Ce programme ambitieux des institutions de gouvernance financière internationale, vise à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.
Pour y parvenir, le Gabon ne compte plus seulement sur l’extension classique du réseau, souvent coûteuse et lente.

La stratégie, discutée avec les experts de la Banque mondiale, repose désormais sur un mix pragmatique.
Il s’agit notamment d’un déploiement de mini-réseaux et de solutions solaires autonomes.
Une approche qui vise à combler rapidement le déficit énergétique, tant en zone urbaine que rurale.

Cette séance de travail a par ailleurs permis de réaffirmer la volonté de la « Ve République » de rationaliser les dépenses publiques pour les réorienter vers des projets à fort impact social.
Avec l’appui renforcé de la Société financière internationale (SFI), le pays espère transformer son potentiel énergétique en réalité pour les ménages.



